CRITIQUE DE LIVRE : SON OF A WITCH

La récente sortie de la série Emerald City et surtout le fait d’être allé voir la comédie Wicked à Londres, m’ont fortement donné envie de replonger dans The Wicked Years, la série de quatre romans qui revisite l’univers de Oz en l’abordant du point de vue d’autres personnages, et bien avant l’arrivée de la petite Dorothée. Voici donc le tome 2, Son of a Witch !

Je dois bien avouer que je partais avec un petit apriori, ayant lu de nombreuses critiques sur cette série avançant que les tomes 2 et 3 déclinaient en qualité par rapport au 1er, avant d’enchaîner sur un dernier tome aussi bon voir meilleur ! Alors qu’en ai-je pensé ? C’est par làààà…

>>> critique du tome 1, Wicked

fioriture1> L’objet-livre de l’édition américaine (groupant les deux premiers volumes) est sympathique : couverture reliée en cuir noir, illustration au centre imprimée sur du carton contre-collé sur le cuir, et motifs en fer à chaud métallique doré et vert-pomme. Des illustrations sont également disséminées à l’intérieur. Je me suis également procuré une autre édition qui correspond d’avantage esthétiquement avec le tout dernier tome…


SON OF A WITCH (THE WICKED YEARS T02)
de Gregory Maguire


« Not everyone is born a witch or a saint.
Not everyone is born talented, or crooked, or blessed;
some are born definite in no particular at all.
We are a fountain of shimmering contradictions, most of us.
Beautiful in the concept, if we’re lucky,
but frequently tedious or regrettable as we flesh ourselves out.
 » 

Résumé éditeur :
Back in the land of Oz, the adolescent boy Liir was last seen hiding in the shadows of the castle after Dorothy did in the Witch. Bruised, comatose, and left for dead, Liir is tended to at the Cloister of Saint Glinda by a silent novice called Candle, who wills him back to life with her musical gifts. What dark force left Liir in this condition? Is he really Elphaba’s son? He has her broom and her cape – but what of her powers? In an Oz that, since the Wizard’s departure, is under new and dangerous management, can Liir keep his head down long enought to grow up?
The second dazzling and entrancing novel in Gregory Maguire’s bestselling Wicked series

 

illu-topfioriture1Le roman ne reprend pas directement à la fin du tome précédent, mais ce déroule 10 ans après ces évènements… Nous voilà donc projeté dans un Oz plongé en plein chaos après la disparition du Magicien et le décès du leader du mouvement d’opposition, l’empathique Elphaba, dont la dualité assurait un certain équilibre et statut-quos. Désormais le territoire est livré à lui-même sans leader et sans guide, et la population à l’incertitude. Et cette incertitude, ce doute, est véritablement le thème central de cet opus, frappant pratiquement tous les personnages et en particulier notre jeune héros : Liir.

« “Where’s Toto?”[…]“He’ll be lost,” she cried.
“He couln’t find his way out of a cracker barrel. He’s not very bright, you know.”
[…]“I hate to be obvious”, added the Scrarecrows, “but you’d saved yourself a heap of trouble
if you weren’t too cheap to invest in a leash, Dorothee.”
 »

La narration fonctionnant comme dans wickednous alternons régulièrement entre le présent du jeune homme -alors plongé dans le coma- et son passé, occasion pour nous de découvrir les conséquences des évènements du premier tome, et l’évolution de la situation géopolitique.
Notre héros, abandonné par une Dorothée pressée de repartir pour le Kansas et ses compagnons de route, doit alors faire face… à lui même. À ses défauts, à sa personnalité, à ses doutes, à son questionnement par rapport à ses compétences, à se qu’il veut faire de sa vie, écrasé sous le poids de son « héritage » en tant que fils de la méchante Sorcière de l’ouest et la part de responsabilité qui va de pair. Son personnage, l’homme qu’il va devenir, se construit alors en fonction de ses rencontres, des évènements auxquels il va être soumis et les décisions, les choix, qu’il va prendre.

«We should move away from here, you know.”
“Any ideas?”
“Just—away. This is all so unseemly.” The Scarecrows indicated the thong.
“You’re very young for all this.”
“You’re younger than I, » said Liir.
“I was born old,” said the Scarecrow. “That’s how I was made.”
“I don’t know how I was made,” said the boy.“That’s part of my problem.”»

Et si ce développement est très intéressant, on sent bien que ce tome est d’avantage là pour construire un univers, présenter des personnages importants pour la suite du récit et les enjeux auxquels devront faire face nos protagonistes, que pour raconter une aventure avec un debut, un milieu et une fin. Et de ce fait je comprend les critiques dont ce volume (et apparemment le suivant) à été le sujet, le rythme se trouvant fortement ralenti par les (trop ?) nombreuses descriptions de la ville, de la population, des paysages, du fonctionnement de l’armée, des tribus peuplant Oz,… Qu’à cela ne tienne, sachant déjà qui sera le héros du tome final (et je suis impatient ^^), ma lecture ne s’est pas faite trop péniblement, grappillant ici et là les éléments importants pour le reste du cycle The Wicked Years.

« […] and Lady Glinda came near. […]
It was like being approched by a decorated holiday tree tiptoeing in jeweled slippers. »

Un petit truc très sympathique à noter : l’écriture de toute la première partie du récit, qui voit donc Liir perdu dans un coma très profond. Il y a là une course contre la montre pour sauver le personnage, le soigner et lui permettre de reprendre conscience, et l’alternance des passages entre passé et présent se fait, imperceptiblement au début, de plus en plus vite au fur et à mesure que les chapitres raccourcissent, en échos à la tension, à l’urgence à laquelle sont soumis les personnages, et j’ai trouvé ce procédé vraiment très intéressant !

« “Memory is a part of the present. It builds us up inside;
it knits our bones to our muscles and keeps our hearts pumping.
It is memory that reminds our bodies to work, and memory that reminds our spirits to work to:
it keeps us who we are”
 »

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Un tome plus lent et faisant plutôt office de charnière, de lien, entre le 1er volume du cycle et sa conclusion dans le 4e (le 3e étant apparemment soumis au même destin), avec toutefois un univers toujours aussi complexe, des éléments très intéressants, un procédé narratif à saluer, une approche des personnages (et notamment du héros) travaillée et surtout des informations importantes et indispensables à la poursuite du récit ! Accrochez-vous !

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Univers/originalité :
Personnage/charisme :
Histoire/ressenti :
Objet livre :
Moyenne

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About the author

Graphiste dans le monde de l'édition, je vous propose de vous faire découvrir cet univers professionnel, ainsi que des chroniques littéraire et des ouvrages à la fabrication remarquable.

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