CRITIQUE DE LIVRE : HARRY POTTER et l’enfant maudit

Et voilà, il fallait bien que ça arrive, nous-nous retrouvons pour parler du tout nouveau « Harry Potter », the cursed Child. Juste pour être clair pour ceux qui ne seraient pas au courant, il en s’agit pas d’un roman à proprement parler, mais du script de la pièce de théâtre !
Au départ je comptais attendre la sortie française (pour être sûr de ne rien louper), mais comme je me suis retrouvé à Londres, assaillis de tous côtés par des exemplaires du roman (y compris chez les amis qui m’hébergeaient !), j’ai fini par craquer ! En plus l’édition française ne sera pas en version reliée donc…

> L’objet-livre me déçois un peu personnellement : la jaquette reprend l’affiche de la pièce de théâtre (un enfant dans un  nid d’oiseau) dans des tons jaunes (pas trop fan de la couleur mais c’est une question de goût). Ce que je trouve dommage en revanche, c’est la présence d’un fer à chaud doré sur la couverture… mais seulement pour un bandeau en haut « édition spéciale du script de répétition ». Vu le prix de cette finition, ils auraient dû faire également le logo ou d’autres éléments, d’autant que c’est le cas sur mes autres exemplaires Harry Potter…
La couverture de son côté est noire, toilée avec le motif nid/vif d’or en fer a chaud doré en C1, de même que les éléments du dos.


cursed-child_fiche-techniqueHarry Potter et l’enfant maudit
basé sur une nouvelle histoire originale de J.K Rolling,
en collaboration avec John Tiffany & Jack Thorne

« Harry, il n’existe pas de réponse parfaite dans ce monde d’émotions et de désordre.
La perfection est hors de portée de l’espèce humaine, hors de portée de la magie.
Dans chaque instant rayonnant de bonheur, il y a cette goutte de poison :
la conscience que la douleur reviendra.
Pour un humain, souffrir, c’est comme respirer.
 » 

Résumé éditeur :
Être Harry Potter n’a jamais été facile et ne l’est pas davantage depuis qu’il est un employé surmené du ministère de la Magie, marié et père de trois enfants. Tandis que Harry se débat avec un passé qui refuse de le laisser en paix, son plus jeune fils, Albus Severus, doit lutter avec le poids d’un héritage familial dont il n’a jamais voulu. Le destin vient fusionner passé et présent.

Père et fils se retrouvent face à une dure vérité : parfois, les ténèbres surviennent des endroits les plus inattendus.


En tant qu’énorme fan d’Harry Potter, j’attendais bien évidemment avec beaucoup d’impatience ce roman présenté comme le 8e tome de la saga, et j’espérais donc beaucoup de cette lecture  !

Je sais qu’en général je minimise le risque de spoiler dans mes critiques, mais je vais cette fois faire exception, vous voilà prévenus ! Ne parcourez ce qui suit que si vous avez déjà lu le script !


Autant vous prévenir tout de suite, cette lecture m’a laissé très, très partagé (même si je penche plus du côté négatif que du positif…). Autant ça m’a vraiment fait plaisir de retrouver tous les personnages de la série, de découvrir ce qu’ils étaient devenus, ce qu’ils faisaient de leur vie,… autant j’ai trouvé le texte, l’intrigue, le travail des personnages vraiment décevants.
J’en attendais beaucoup (trop ?), mais au final je n’ai pas eu l’impression de lire du Harry Potter, ou du J.K Rolling. Pour être honnête je me demande même si elle l’a lu… L’ensemble ressemblant plus à du fan service !

Déjà, pourquoi qualifier cet ouvrage de 8e tome de la série ? Ce roman reprend certes où le 7e nous laissait, sur le quai de King’s Cross alors que le plus jeune fils Potter, Albus, s’apprête à rejoindre Poudlard, mais l’histoire est justement centrée sur ce personnage et son meilleur ami Scorpius (fils de Draco Malfoy), Harry et compagnie étant relégués au rang de personnages secondaires (du moins dans la première partie). Pour moi il s’agit d’un nouveau roman, un tome 1, basé sur l’univers mais réellement séparé. Ce n’est pas une nouvelle aventure d’Harry !

Et c’est justement ce qui était le plus intéressant dans ce texte : la découverte d’Albus, sa personnalité, ses points forts/points faibles, la façon dont il vit le fait d’être envoyé chez Serpentard, d’être rejeté par les autres élèves de Poudlard car considéré comme un traître, rejeté même par sa cousine, et comment tout cela affecte son caractère, son comportement, sa relation avec son père… J’aurai voulu en voir plus ! Le format étant celui d’une pièce de théâtre, et la narration étant donc limitée par le temps, cette transformation est vécue par à-coups, par changement de scènes/temps. On saute les années brutalement, et c’est à nous d’essayer de reconstituer ces événements, de faire une pause entre chaque « chapitre » pour intégrer ces changements, et les accepter : ok, il se comporte comme ça, parce que ça fait un an qu’il subit tout ça… wouah il a changé d’un coup ! mais c’est normal, parce que… Bref à nous de reconstituer les blancs.

Encore une fois c’est normal, c’est une pièce de théâtre, il faut donc des ellipses pour avoir le temps de tout raconter sur scène. C’est juste dommage, à mon sens, car c’était l’un des aspects les plus intéressants de ce récit.

Pour le reste, il y a de l’action et aucun temps mort -certes- mais l’histoire reste très banale, et sert plus d’excuse pour refaire venir tous les personnages, y compris les R.I.P, un moyen de leur donner une conclusion, un dernier moment de bravoure… bref de faire du fan service. Même le méchant est du réchauffé ! Et comme il fallait un moyen de pouvoir faire revenir Voldy, les auteurs ont trouvé un moyen de lui donner une fille, de manière plutôt tirée par les cheveux ! Et même si ça tient la route « chronologiquement », ce n’est tellement pas crédible au vu des personnages impliqués, de la personnalité de Voldemort,… Bref une intrigue ni originale, ni très intéressante. Avec en plus du deus ex machina en veux tu en voilà (l’apparition tirée par les cheveux du vrai retourneur de temps entre autre…) pour résoudre le problème… LOL

Désolé J.K ! J’adore HP, j’apprécie vraiment beaucoup tous les petits textes que tu continues d’écrire sur cet univers (notamment tout ce qui concerne les autres écoles, la conquête des États-Unis, comment la magie s’y est développée, comment les moldus américains ont failli découvrir leur existence,…), et j’aurais adoré avoir une vraie suite, ou une vraie nouvelle série avec les enfants d’Harry et des autres, mais là ça ne fonctionne juste pas pour moi !

Une grosse déception donc, que j’aurai préféré ne pas lire pour ne pas gâcher les (tendres) souvenir que j’ai de la série, et qui s’apparente plus à du fan service/fanfiction qu’à une suite légitime ! Avec cependant des aspects très intéressants que j’aurai aimé voir plus approfondis.

Cerise sur la choucroute : l’auteure compte éditer une nouvelle version de ce même texte, en intégrant les changements (mineurs) apportés par les acteurs une fois la pièce ben rodée… Money, money, money ♫♫♬♬

 

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About the author

Graphiste dans le monde de l'édition, je vous propose de vous faire découvrir cet univers professionnel, ainsi que des chroniques littéraire et des ouvrages à la fabrication remarquable.

1 comment on “CRITIQUE DE LIVRE : HARRY POTTER et l’enfant maudit”

  1. mallou14 Répondre

    Voilà pourquoi je ne veux pas lire ce « 8ème tome », j’ai peur d’être déçue et avec tout ce que j’entends sur le livre, ce sera très certainement le cas ! Il y a certaines aberrations que je ne supporterais pas, comme la fille cachée de Voldemort (pas crédible du tout !), Hermione qui ne réussi pas dans la vie sans homme, etc. Non pas possible ^^

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