CRITIQUE DE LIVRE : THE TRIALS OF APOLLO T03

Comme promis, voici ma critique du troisième tome des épreuves d’Apollon ! Si j’ai bien lu le tome 2 (juste avant ma panne de lecture) les souvenirs sont bien trop lointains pour en faire une critique que je juge « honnête ». Je préfère donc en faire simplement un rapide résumé (mais attention, il y aura quelques spoiler sur le tome 2, donc à lire à vos risque et périls, ou revenez une fois le volume lu !) avant de plonger dans ce tome 3, que j’ai justement choisi pour sortir de ma période de chômage littéraire : l’ambiance généralement détendue de la série (merci aux petites blagues qui émaillent le récit) et surtout la présence de notre Apollon/Lester déconnecté des réalités mortelles, étaient pour moi gage de réussite. Et si ma lecture à tout de même subit des coupures ici et là pourquoi avoir choisi un livre en anglais aussi pour me remettre dans le bain! je suis parvenu à le terminer en 2 jours seulement !
C’est parti !

> L’objet livre est dans la lignée des précédents : jaquette avec foil métallique pour le logo titre, et hardcover avec son petit fer à chaud habituel. Mais pas d’édition signée cette fois-ci, ni de version alternative comme c’était le cas pour le premier volume !

> Pour la critique du tome 1, c’est par là !


The Trials of Apollo – The Burning Maze
de Rick Riordan

« Remember what it’s like to be human, »
*Souviens-toi de ce que c’est que d’être humain
 

Résumé éditeur (traduit par mes soins) :

Apollo, autrefois dieu respecté, a depuis été banni sur terre par Zeus sous la forme d’un mortel maladroit du nom de Lester Papadopoulos. Avant de regagner sa place au mont Olympe il devra libérer les 5 anciens oracles aujourd’hui disparus. Mais la tâche est des plus ardues sans ses pouvoirs divins, et c’est sans compter le sort qui le condamne à servir Meg, l’une des enfants de Demeter.

Avec l’aide d’amis demi-dieux, Lester a réussi à survivre à ses deux premières épreuves, l’une au camp des sangs-mêlés, et l’autre à Indianapolis où Meg reçu la Sombre Prophétie. Les mots qu’elle prononça assise sur le Trône du Souvenir dévoilèrent les plans de l’attaque planant sur le Camp Jupiter. Alors que Leo s’envole sur son Dragon mécanique pour prévenir le camp romain, Lester et Meg doivent traverser le Labyrinthe pour débusquer le troisième empereur – et un oracle qui ne s’exprime que sous forme de mots-croisés -. Un maigre espoir vient cependant éclairer l’obscure prophétie : seul « the cloven guide » (c’est le nom donné en anglais au conseil des satyres) connaît le chemin. Il leur faut donc trouver un satyre pour les guider, et Meg sait justement à qui faire appel…

Résumé rapide du tome 2 : sommés de se rendre à Indianapolis pour libérer un deuxième oracle et se frotter à un nouvel empereur, nos deux héros pourront compter sur l’aide d’un revenant, dans tous les sens du terme : Léo Valdez !  Accompagné d’une Calypso un poil déboussolée par la disparition de ses pouvoirs en même temps que la perte de son immortalité. Ce volume — riche en rebondissements comme à l’accoutumé — nous laissait avec une sombre prophétie qui mettait à jour le danger imminent planant sur le camp des romains, forçant l’équipe à se diviser : l’une partirait prévenir les demi-dieux romains, et l’autre se rendrait en Californie. Mais il leur faudrait pour cela emprunter le dangereux labyrinthe créé par Dédale, guidé par un seigneur de la nature… 

Point forts :
– retrouvailles avec d’anciens personnages
– découverte d’un nouveau personnage (que l’on avait certes déjà rencontré, mais de manière très superficielle) qui doit faire face à sa nouvelle condition de mortelle et à une crise existencielle
– développement d’Apollon qui doit faire face à ses erreurs (très) passées, et leurs conséquences, ce qui provoque un début de prise de conscience… durable ?

Les Travaux d’Apollon, Tome 2 : La Prophétie des ténèbres est disponible en français aux éditions Albin Michel, à 16,50 € (broché) et 11,99 € (epub)

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« I wondered, not for the first time, why we Greek deities had never created a god of family therapy.
We certainly could have used one. Or perhaps we had one before I was born, and she quit. »

Ce tome 3 nous met tout de suite dans le bain, en nous plongeant avec nos trois héros dans leur traversée du labyrinthe réputé pour ses dangers qui apparaissent à chaque virage et de préférences au plus mauvais moment… Après s’être tirés de ce mauvais pas (chut), les voilà enfin à l’abri dans leur base. Mais la situation est loin d’être positive : une nouvelle vision d’Apollon leur apprend que le seul moyen de délivrer l’oracle est de tomber volontairement dans le piège qui leur est tendu par leur ennemi, le tout en faisant face à un environnement des plus aride, la Californie étant depuis peu la proie d’incendies ravageurs. Leur seule solution : demander l’aide de demi-dieux locaux…

Aïe, aïe, aïe, voici la partie la plus difficile : parler de ce roman sans trop en dévoiler ! Et croyez-moi, ça ne va pas être facile avec tout ce qui s’y passe ! Ce volume 3 suit exactement le même schéma que les deux précédents, avec le retour de personnages issus des cycles précédents, révélation de l’empereur à combattre, et de l’oracle à libérer ! Mais impossible de dévoiler les nouveaux guest-stars de ce tome, à l’exception de Grover Underwood, révélé à la toute fin du volume précédent.

J’ai une fois encore pris un grand plaisir à embarquer dans leurs aventures, et j’ai surtout énormément apprécié de pouvoir enfin découvrir le passé de Meg, de voir à quoi ressemblait son enfance, ce qu’elle a perdu, avant qu’elle ne se retrouve sous la coupe de l’empereur Nero. Si de son côté Apollon est toujours fidèle à lui même (imbu de lui-même, sûr de lui, …) de nombreux doutes l’assaillent cependant face à sa situation de mortel (qui pourrait bien être définitive s’il tarde trop à accomplir ses tâches), face à la disparition de ses pouvoirs… On découvre ainsi le personnage dans un rôle un peu plus « humain », perdu et c’était plutôt touchant à découvrir (même si ses travers habituels reprennent le dessus assez rapidement). 

« Pain is an interesting thing.
You think you have reached your limit and you can’t possibly feel more tortured.
Then you discover there is still another level of agony. And another level after that. »

Mais préparez-vous, ce roman est dur. Très dur même. La série nous avait habitué à toute sorte d’événements peu joyeux, mais son ton global, à coups d’humour et de situations cocasses, permettait de passer outre relativement facilement, de désamorcer ces épisodes. Certes ce nouveau cycle était dès le départ un peu plus sérieux et sombre que les précédents (plus mature), mais l’auteur va cependant beaucoup plus loin dans ce tome et c’est là que se porte la seule critique que j’ai face à ce volume 3 : Si je comprends où se dirige la série actuellement, et l’envie de l’auteur de la faire « grandir » pour ses lecteurs (de la même manière que la série Harry Potter devenait plus sombre), le ton ne suis pas. Les évènements auxquels font face nos protagonistes sont bien trop graves pour être balayés d’une simple blague et de situations comiques, et c’est pourtant ce que l’auteur à choisi de faire. C’était beaucoup trop tôt à mon sens, et donc pas du tout crédible ni réaliste. Si la série doit être plus mature et bien soit (les drames font partie intégrante des récits, et si je ne suis pas joie quand ils se produisent, je les accepte, et j’ajouterai même qu’ils participent à donner plus de profondeur à un récit, et nous permettent d’être beaucoup touché par celui-ci), mais le comportement des personnages et le ton de la narration doivent l’être également. J’espère donc que ce sera corrigé dans les volumes suivants, mais je suis peu optimiste pour être honnête…

Vous-vous rappelez quand je vous disais que ce nouveau cycle semblait plus mature, adulte et complexe que ce à quoi Rick Riordan nous avait habitués précédemment ? Et bien j’étais loin de m’imaginer à quel point cela allait affecter cette série. Voici donc un tome beaucoup (beaucoup) plus sombre qu’à l’accoutumée, avec son lot d’événements dramatiques, ce qui semble un peu dépasser l’auteur lui-même qui ne parvient pas à sortir de sa façon d’écrire habituelle… Qu’à cela ne tienne, ce volume reste tout de même plaisant à lire, et n’a fait que renforcer mon envie de découvrir la suite de cette tétralogie !

Univers/originalité :
Personnage/charisme :
Histoire/ressenti :
Objet livre :
Moyenne

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About the author

Graphiste dans le monde de l'édition, je vous propose de vous faire découvrir cet univers professionnel, ainsi que des chroniques littéraire et des ouvrages à la fabrication remarquable.

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