CRITIQUE DE LIVRE : Cassidy Blake #1

Coucou à tous ! Me voici de retour avec la critique de City of Ghosts (j’ai loupé Halloween, mais bon tant pis !), le premier middle grade écrit par Victoria Schwab que j’ai pu lire. Est-il à la hauteur de ses autres romans YA et adultes ? C’est par ici pour le découvrir…Ce roman me tentait depuis que Victoria nous l’avait teasé sur internet, de par son histoire intrigante, mais également le décor choisit (l’Écosse etÉdimbourg) et sa magnifique couverture; Je dois d’ailleurs avouer préférer la version américaine — plus énigmatique et dans l’ambiance — que la version anglaise, même si le côté noir/blanc/rouge correspond davantage à l’identité de l’auteure.

> L’objet livre est plutôt simple finalement : une jaquette en couleur (photomontage de Baily Crawford), sans aucune aspérité de fabrication, et une couverture blanche avec dos noir et éléments textuels en dorure rouge.


Cassidy Blake #1 – City of Ghost
de Victoria Schwab

In the end, I guess Mom was right.
I have one foot in winter and one in spring.
One foot with the living, and one with the dead

Résumé éditeur (traduit par mes soins) :

Depuis que Cass est presque morte noyée (d’accord, elle est bien morte l’espace d’un instant, mais elle préfère ne pas y penser !), elle est capable d’écarter le Voile qui sépare les vivants des morts… et peut pénétrer dans le monde des esprits. D’ailleurs son meilleur ami est un fantôme.
Comme vous pouvez le constater, son cas est déjà très bizarre. Mais il s’apprête à le devenir encore plus.

Quand ses parents décrochent un gros contrat pour une émission de télé sur les endroits les plus hantés au monde, la famille s’envole pour Édimbourg où les attendent cimetières, châteaux et passages secrets débordant de fantômes. Et lorsque Cass rencontre une autre jeune-fille possédant le même « don » quelle, elle réalise qu’elle est loin d’avoir découvert tous les secrets qui concernent le Voile — et elle-même.

Et elle devra apprendre. Vite. Car la ville aux fantômes est bien plus dangereuse qu’elle n’aurait jamais pu imaginer…


 

“Embrace your strange, dear daughter. Where’s the fun in being normal?”

Très honnêtement ce roman me vendait du rêve avant même de l’avoir ouvert. Une histoire de fantômes avec pour cadre l’Écosse et une vieille ville en pierre plongée dans la brume et dans la pluie… Et sans compter qu’il s’agit là d’un roman d’une auteure (autrice pour celles-ceux dont ça n’éccorche pas les oreilles, mais c’est un autre débat) que j’apprécie tout particulièrement — autant pour ses livres que sa personnalité —; Bref, j’en attendais beaucoup en m’installant bien tranquillement sous ma petite couette pour commencer ma lecture. Trop peut-être, bien que ce ne soit pas l’histoire en elle-même qui m’ai dérangée (je l’ai même grandement appréciée), mais j’y reviendrais plus tard…

Nous voilà donc plongés dans l’univers de Cass (Cassidy Blake), une jeune fille dont l’âge n’est jamais précisé mais qui semble avoir dans les 12-13 ans. Sa vie s’est retrouvée transformée par un accident de vélo qui la plonge dans les eaux gelées d’une rivière. Alors qu’elle est sur le point de succomber, une aide des plus inattendues lui parvient : celle de Jacob, fantôme de son état, qui la sauve de la noyade et devient à partir de ce moment là son meilleur ami. Mais cette petite aventure à des effets secondaire sur Cass qui est désormais capable de voir et d’entendre les fantômes, et même de soulever une sorte de voile brumeux qui sépare notre monde de vivants de celui des morts, et pénétrer ainsi dans leur univers, parallèle au notre mais gris et froid.
Sa vie déjà bien compliquée (difficile de ce concentrer et de s’intégrer quand on semble parler toute seule et que les fantômes viennent vous tapoter l’épaule) est sur le point de changer drastiquement : ses parents chasseurs de fantômes (ironique n’est-ce pas) et auteurs à succès, se voient proposer d’animer une émission de télé avec pour ambition de faire découvrir les endroits les plus hantés de la planète.
Première escale : Édimbourg en Écosse. La jeune-fille accompagnée de Jacob va y apprendre beaucoup sur elle-même et ses nouvelles capacités, et découvrir que tous les fantômes ne sont pas aussi inoffensif quelle le croyait…

“…when it comes to the strange and unexplained, it’s important to keep an open mind.”

J’ai vraiment apprécié ce roman, son univers et l’ambiance que l’auteure à réussit à retranscrire. L’histoire est vraiment intéressante, prenante et pleine d’action, et les personnages —bien que simples et un poil légers (mais c’est un middle grade ne l’oublions pas)— sont relativement attachants. J’ai également pris plaisir à découvrir la ville, son histoire et la culture locale en même temps que l’héroïne et l’univers de fantômes que l’auteure à développé pour cette série. En bref cette série est un mix entre un guide touristique et une histoire de fantôme.

J’ai cependant quelques regrets, et certaines choses sont venues me titiller durant ma lecture.

  • Commençons par l’écriture : j’ai vraiment senti dans ce roman que l’auteure avait fait un effort pour s’adapter à l’âge de son public. Quoi de plus normal me direz-vous. Le problème vient plus du fait que ce niveau d’écriture est un peu fluctuant. On passe ainsi de parties où l’auteure nous prend vraiment par la main (un peu trop) et semble plus s’adresser à des 6-7 ans, avant de retrouver une écriture un peu plus semblable à ce que j’ai pu lire dans la série Shades of Magic, ce qui était surtout très notable dans les scènes d’action. Avec des passages à mon humble avis un peu trop effrayants/impressionnants pour les plus jeunes (de part la backstorie de certains des fantômes). En résumé on sent bien que Victoria n’est pas tout à fait habituée à écrire pour ce public, et son niveau d’écriture se cherche.
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  • le système de narration m’a également fait parfois tiquer : à de nombreuses reprises Victoria nous plonge dans les pensées et réflexions de Cass pour construire son univers, nous raconter son accident, le moment ou elle s’est sentie partir,… bref le genre de choses auxquelles elle n’aurait pas besoin de penser car elle connaît déjà ces faits, ces informations, et qui nous sont donc directement destinés à nous lecteur. Rien de mal à ça (même si personnellement j’ai un peu de mal avec les livres où le héros semblent s’adresser directement au lecteur), mais le problème est que Jacob, ayant sauvé la vie de Cass, est désormais capable de lire ses pensées. Et l’auteure s’en sert comme élément humoristique (jacob est mort, mais ne lui dîtes pas, il n’aime pas y penser (Cass nous s’adresse à nous ><) > Jacob forcément l’entend et lui fait une grimace). Et là encore pourquoi pas. Non le problème c’est que lorsque l’auteure à besoin que les pensées de Cass restent inconnues de Jacob (je ne dois pas penser à…, il ne faut pas que Jacob l’entende > donc elle y pense > donc Jacob devrait l’entendre aussi) soudainement ce système d’écoute de pensées ne fonctionne plus. Ça m’a fait tiquer, j’ai trouvé ce processus un peu maladroit, et un peu trop facile pour créer certaines situations.
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  • Le chat : Cass a un chat, qu’on retrouve sur les deux couvertures (US et UK), capable de plus ou moins sentir la présence des fantômes. Je pensais donc qu’il aurait un rôle dans cette histoire, mais c’est tout juste si on le voit en réalité. J’espère qu’il sera beaucoup plus présent et intégré dans les tomes suivants ><
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  • les références à Harry Potter : honnêtement c’est ce qui m’a le plus horripilé (oui c’était à ce niveau). Elles sont CONSTANTES. Autant les deux premières auraient pu passer, même si je ne suis pas un grand fan des références à d’autres romans dans les livres que je lis. Mais il y en a au moins 10 étalées dans les 302 pages, et ça m’a vraiment donné l’impression que l’auteure essayait trop fort de faire des clins d’œil à ses jeunes lecteurs, d’intégrer des éléments de pop culture… C’était trop. J’ai eu l’impression de lire le roman d’une fan qui veut se faire remarquer par son idole.

“My camera was on the bedside table, the purple strap frayed and the viewfinder cracked.
It was damaged but not ruined, changed but not destroyed. Kind of like me.
A little special. A little strange.”

J’ai beau m’être d’avantage attardé sur les défauts de ce roman, je vous rassure : j’ai tout de même grandement apprécié ma lecture, et je sais déjà que je lirais le tome 2. Les défauts que j’ai relevés (probablement parce qu’adulte et donc plus attentif/sensible) sont loin d’être un frein pour la lecture (en dehors des références à HP qui m’on fait grincer des dents à chaque fois !). Je vous conseille vraiment ce livre si vous aimez les histoires de fantômes, et que les romans jeunesses ne vous dérangent pas. Mais attention, à ne pas mettre dans les mains d’enfants trop jeunes/trop sensibles !

Univers/originalité :
Personnage/charisme :
Histoire/ressenti :
Objet livre :
Moyenne

 

 

About the author

Graphiste dans le monde de l'édition, je vous propose de vous faire découvrir cet univers professionnel, ainsi que des chroniques littéraire et des ouvrages à la fabrication remarquable.

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